Nom | Note | Commentaire | Date |
---|---|---|---|
jopopoe | Moyennement aimé | Un coup ça marche, un coup ça marche pas Ori and the Blind Forest c’est vraiment LE qui voudrait être estampillé Disney : direct t’es mis dans l’ambiance Pocahontas & Cie quand t’entends les chœurs, et que le jeu commence à raconter son histoire à base de nature-qui-se-meurt-alors-il-faut-la-sauver. T’as un bonhomme omniscient à la voix grave, qui parle une langue inventée sous-titrée pour te raconter des trucs tristes, et là le jeu commence à me casser les bonbons. Parce qu’il y a un prologue beaucoup trop long, qui t’inflige un gameplay digne de Dear Esther (se déplacer lentement de droite à gauche pour déclencher des cutscenes), et je déteste ça. Je préfère 10 fois me taper une cinématique de 15 minutes (coucou Hideo Kojima), que de devoir appuyer mollement sur ma manette pendant 10 secondes pour déclencher un truc qui va en durer 30, puis devoir recommence, encore et encore. C’est du faux gameplay, ça introduit mal les contrôles (puisqu’on est forcé de marcher lentement), bref je déteste. En plus l’histoire a la subtilité d’un tractopelle, ça veut à tout prix me faire sentir des émotions, alors hop, un peu de fridging, même si ça fait zéro sens. Quand je vois un truc qui doit faire 350 kg mourir de faim sans avoir perdu un seul kg, j’ai plutôt tendance à facepalmer qu’à pleurer, désolé le jeu Quand on peut enfin jouer à ce metroidvania, quelle surprise de découvrir que le jeu est vraiment bon. Le level design est excellent, la progressivité globale très bien pensée, et quand on commence à avoir quelques capacités qui débloquent des zones, c’est un vrai plaisir d’aller explorer pour trouver des power-ups. Oh et c’est joli. Mais genre bien, bien joli. Malgré cela, tout n’est pas rose : les contrôles manquent de précision (mais on s’y fait, même si le feeling du walljump restera un point noir), la lisibilité est souvent problématique (à force d’avoir des explosions, des projectiles et des pouvoir lumineux, on n’y voit parfois plus rien), les hitboxes sont parfois surprenantes, et le système de sauvegarde est bizarre : des checkpoints que l’on doit créer soi-même, et qui ponctionnent notre jauge d’énergie. Et je suis désolé de revenir dessus, mais chaque fois que le jeu me resservait une dose d’histoire, ça me faisait râler : j’ai trouvé la fameuse voix grave qui narre l’histoire beaucoup trop monocorde pour ne pas être horripilante, et seules quelques rares scènes un poil plus subtiles auront su éveiller des émotions en moi. Heureusement, les passages narratifs sont très espacés, et plutôt courts. Mais le jeu a un autre énorme défaut, qu’il va me falloir expliquer : ses donjons ne se terminent pas par un boss, comme le voudrait la tradition du genre, mais par des scènes de fuite face à un mur de lave / d’eau / de plumes qu’il va vous falloir devancer pour ne pas périr. Et là, le jeu devient franchement atroce : le mur qui vous poursuit se cale sur votre vitesse si vous êtes rapide, mais ne ralentit pas si vous faites un faux pas. Zéro marge pour l’erreur donc, alors même que le gameplay est du pur die-n-retry basé sur la mémorisation, puisqu’il n’existe aucun moyen de prévoir la suite des évènements lors d’un poursuite. Sans déconner, il y a des moments où j’ai pensé à I Wanna be The Guy : je rentre dans une grotte pour fuir un jet d’eau, et le plafond me tombe dessus. Je meurs, me retape tout le parcours, je rentre dans la grotte pour déclencher la chute du plafond, et reviens vite à l’entrée de la grotte où j’ai pu repérer un safe spot. Et bien une seconde après, le plafond du safe spot s’effondre à son tour, me ramenant au début de la séquence... Et on progresse ainsi, mort après mort, dans un pur exercice de frustration totalement inintéressant. Et c’est ça Ori pour moi : un jeu qui alterne sans arrêt entre le très bon (le level design, et du coup les phases d’exploration après avoir débloqué un nouveau pouvoir), l’irritant (la narration), et le franchement bidon (les phases de fuite). 14/20 PS : j’ai vraiment un problème quand les jeux surjouent la carte tristesse / émotion / bons sentiments. C’est pas la première fois que je me retrouve à m’agacer lorsque le jeu veut faire pleurer dans les chaumières (coucou Celeste). Je suis peut-être juste un gros con insensible. |
28/08/2025 |
Ce site est entièrement conçu et géré par des bénévoles issus de la communauté de CanardPC - faq - envoyer un message